Après la 1er journée

La Creusotin, Christophe Vaison depuis toujours monte progressivement dans un rallye en puissance. Il en a été de même ce samedi, qu’il s’adjuge au terme de quatre spéciales. En revanche ce leadership provisoire, le tenant du titre, l’obtient en sortant le grand jeu, dégoupillant dans l’ultime ES du jour, Saint-Martin-sous-Montaigu – Theurey. A contrario pas de domination ! Jugez-en, il améliore son chrono lors de ce deuxième passage de 8 secondes. Malgré cela deux Suisses au volant de deux 207 S2000 le contrent, en signant les deux premiers temps…

Grégoire Hotz (4e à 15’’6) et Florian Gonon (2e à 10’’1), sans complexe entendent donc bien contester la suprématie du « Petit Prince de la glisse ». Et pourtant Hotz a rencontré des soucis, se retrouvant tout au long de la matinée en 2 roues motrices au lieu de 4 ! Quant à son concitoyen et ami, il ne roule que pour la troisième fois au volant de sa « jaune » Peugeot.

Maintenant le septuple vainqueur de Chalon manque de roulage. S’il détient l’avantage certain de parfaitement connaître les routes (à l’exception de la nouvelle de demain dimanche Mary – Saint-Micaud longue de 14,700 km), il sait que la pluie, si elle est au rendez-vous, favoriserait les S2000. « Il va falloir dans tous les cas que j’attaque de suite et jusqu’au bout ! »

Il en sera de même pour Sébastien Bernollin, même s’il tire au soir de la première journée son épingle du jeu. Signant deux troisième temps scratch à chaque fois dans Saint-Désert – Buxy, il s’intercale au classement provisoire entre les deux Suisses et à 14’’1 de Vaison. « J’ai de grosses vibrations dans le volant. Nous ne savons pas d’où elles proviennent. S’il pleut les Suisses s’envoleront… »

Quant à Fred Dupuy et son épouse Sandrine, ils ne regrettent pas d’avoir quitté leur île d’adoption La Réunion. Le couple se régale avec cette nouvelle BMW 316 Compact qui leur rappelle le bon temps de la Golf. Demain ils repartiront en cinquième position avec 28’’5 de retard. « Nous découvrons cette voiture. Nous n’osons pas encore nous lâcher, mais nous nous améliorons. »

Éric Peyrache (Porsche GT3 RS) malheureusement a abandonné dans l'ES 4. Quant à Thierry Batteau avec une modeste Saxo VTS de 200 cv, il entre dans le Top 10. Le Dijonnais (9e) qui regarde avec une certaine nostalgie dans le parc sa R5 Turbo jaune avec laquelle il a signé plus d’une victoire, se bat avec la 106 de Nicolas Grosjean pour une place dans le groupe. Les temps changen... même si le pilote de Haute-Saône roule vite !

Farouk Moullan, premier leader de cette 23e édition est mis hors course, (15 mn entre deux contrôles horaires). Depuis l’ES3, il connaît de gros problèmes de pont hydraulique. La 206 WRC ne disputera donc pas pas les six spéciales dominicales (98 km d’épreuves chronométrées). Le pilote de la Réunion ne pourra réitérer sa performance de l'an dernier, deuxième derrière Vaison et devant Grohens qui a abandonné sur panne mécanique.

 Enfin Jean-Pierre Del-Fiacco (R5 Turbo Tour de Corse) en solide leader même la vie dure à ses concurrents en VHC. La famille Perraud, auteur du meilleur chrono dans la troisième, ne se laisse pas distancer. Avec 13’’9 l’Escort RS2000 garde le contact. Un peu plus loin Norbert Gelin au volant de sa Porsche 911 SC récupère la troisième place provisoire, après l’abandon dans l’ES 4 de Bernard Philippon sur sa très belle Escort MK1.

Arrivée demain de la première voiture entre 15 h 30 et 16 h au parc des expositions de Chalon.

 

Jean-Philippe Auray

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