Vaison repartira demain avec un déficit de 9 secondes 50 dixièmes ! Ce n’est pas énorme, mais face à un excellent Bronson, la tâche ne s’annonce pas facile.

Le visage marqué comme les autres, Christophe Vaison en rejoignant le parc fermé lance un regard noir en descendant de sa 206 WRC. « La journée a été très chaude. Il faut attaquer au maxi. Malgré cela je perds des secondes et des dixièmes. Il va très vite. Ça va être dur ! ». La Fiesta WRC du Normand s’immobilise à son tour. Il c’est Éric Bronson. Il s’extirpe de son siège baquet. Un sourire discret et contenu. « Avec une meilleure connaissance du terrain, nous avons mieux roulé dans le deuxième tour. Ce qui est sympa c’est la bagarre avec Christophe. Ça apporte du piment. »

Un peu moins de 10 secondes séparent les deux hommes avant l’ultime round dominical et ses 6 spéciales chronométrées, soit environ 84 kilomètres. Si Vaison possède l’avantage du terrain, Brunson, celui de la dernière génération de WRC, ce dernier comme Christophe, part rarement à la faute. Alors son capital de 9 s 50 il va le défendre comme aujourd’hui, en montant, entre le premier et deuxième tour, en puissance. Quant au Creusotin, pas de question à avoir, juste sortir le grand jeu !

Derrière cette paire royale, la bataille pour le bronze tourne pour l’instant à l’avantage de Farouk Moullan. Réservé, le Réunionnais se contente d’un « on accentue notre avance. Tout va bien… » Quant à Étienne Bouhot, le grand blond de l’ASA Morvan il n’en espérait pas temps. « 4ème c’est très bien pour nous qui ne faisons que 2 rallyes par an. Avec Christopher Le Morillion c’est notre anniversaire de copilotage. Nous étions venus ici la première fois il y a 10 ans. Avec une 106, nous avions terminé 7ème au scratch derrière Bernollin. Pour nous aujourd’hui tout va bien.  On se bat pour un podium avec notre Fiesta R5, c’est top, non ? »

Ensuite un groupe de 9 se tient dans la minute, dans laquelle se trouvent notamment le Belge Laurent Mottet, 5ème au général provisoire, Mottard qui découvre sa Fabia R5, Baffoun qui a roulé 5 km sans note, l’étonnant champenois Walter sur sa DS3 R3, l’éternel et sympathique dijonnais Thierry Batteau. En revanche Sébastien Bernollin s’est retiré sur problème mécanique, grossissant le rang des abandons composé d’un peu moins d’une trentaine de concurrents.

Départ dimanche matin des rescapés du Parc des expos de Chalon, à 9 heures pour les VHC, dominés par le Lyonnais Jean-Baptiste Sassolas sur BMW 323 i, devant Robert Voisin (Porsche 911 SC) et Pascal Jarraud R5 GT Turbo.

 

 

 

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